Webcomimmo — Groupe Osis Conseil
Projets

Projets marchands de biens — acheter pour transformer et revendre

Acheter, créer de la valeur, revendre. Une activité rentable et parfaitement légale, à condition d'en connaître les règles fiscales — et de ne pas y tomber par accident.

L'opération de marchand de biens consiste à acquérir un bien pour le revendre après transformation : division d'un grand logement, détachement d'un lot à bâtir, restructuration d'un ensemble ancien. C'est un métier, avec sa fiscalité propre et ses délais. Nous n'achetons pas ces opérations : nous les identifions, les étudions et vous accompagnons si vous décidez de les mener.

  • Droits d'enregistrement réduits sous engagement de revendre en 5 ans
  • Résultat imposé en BIC : ni abattement de durée, ni exonération
  • Régime de TVA à trancher avant l'achat, pas à la revente
  • Horizon courant de 12 à 24 mois
  • Étude de faisabilité documentée avant tout engagement
  • Nous conseillons, nous n'achetons pas les opérations présentées

Une activité commerciale, pas un investissement patrimonial

C'est la première chose à comprendre, et celle qui surprend le plus. Acheter pour revendre relève des bénéfices industriels et commerciaux, pas des plus-values immobilières des particuliers. Aucun abattement pour durée de détention, aucune exonération de résidence principale : le résultat est imposé comme celui d'une entreprise, et la structure de détention devient une vraie décision.

Corollaire moins connu : l'administration peut requalifier en activité de marchand de biens une succession d'opérations menées par un particulier, même sans structure dédiée. Le caractère habituel et l'intention spéculative suffisent. Mieux vaut choisir ce statut que le subir.

Le levier fiscal à l'achat

Le marchand de biens bénéficie de droits d'enregistrement réduits sur son acquisition, en contrepartie d'un engagement de revendre dans un délai de cinq ans — article 1115 du code général des impôts. Sur une opération de plusieurs centaines de milliers d'euros, l'économie par rapport aux droits de mutation classiques est substantielle.

L'engagement se prend chez le notaire, à l'acte. S'il n'est pas tenu, les droits sont rappelés avec intérêts. C'est pourquoi le calendrier de l'opération se cale avant la signature, pas après.

La TVA : le poste que tout le monde sous-estime

Selon la nature du bien et l'ampleur des travaux, la revente relève de la TVA sur la marge ou de la TVA sur le prix total. L'écart de résultat entre les deux régimes se chiffre en dizaines de milliers d'euros sur une opération courante, et le traitement dépend de la manière dont l'acquisition a été réalisée.

Ce point se tranche avec un fiscaliste ou un notaire avant l'achat, jamais au moment de la revente. C'est la première question que nous posons sur un dossier.

Les cinq risques d'une opération

Une marge affichée sur un tableur n'est pas une marge réalisée. Voici ce qui l'écorne, par ordre de fréquence.

  • Le chiffrage des travaux : premier facteur de dérive, et de loin. Des devis tous corps d'état valent mieux qu'un ratio au mètre carré
  • L'autorisation d'urbanisme : délais d'instruction, recours des tiers, prescriptions imprévues
  • Le délai de revente : chaque mois supplémentaire coûte des intérêts, des charges et de la taxe foncière
  • Le marché de sortie : la valeur de revente s'estime sur des transactions comparables, pas sur des prix affichés
  • Le financement : les banques traitent ces opérations différemment d'un crédit d'acquisition classique

Ce que nous apportons

Notre valeur n'est pas l'accès au bien : il est généralement public, commercialisé par un confrère. Elle est dans l'analyse qui démontre ce qu'on peut en faire — cadre d'urbanisme vérifié à la source, scénarios chiffrés, projection financière avec sensibilité, arbitrage fiscal, et identification du verrou à lever avant tout engagement.

Nous intervenons en conseil, pas en marchand de biens. Nous n'achetons pas les opérations que nous vous présentons et nous ne sommes pas rémunérés par le vendeur : notre intérêt est aligné sur le vôtre.

Voir les opérations en cours →

À qui cela s'adresse

À un investisseur disposant d'un apport significatif, d'une capacité à porter l'opération douze à vingt-quatre mois, et d'un appétit assumé pour un risque supérieur à celui d'un investissement locatif classique. Ce n'est pas un premier investissement, et nous le disons franchement quand le profil ne correspond pas.

Confidentiel · Sur dossier

Les opérations que nous suivons

Nous suivons en permanence plusieurs opérations. Par respect des vendeurs et des acquéreurs engagés, nous n'en publions ici que la nature et le secteur. Le détail — adresse, prix, montage, étude de marge — se transmet sur demande, après un premier échange.

Division foncière Réf. B07E8F

Vallée de Seine · Yvelines

Budget, marge cible, horizon et étude détaillée communiqués sur demande.

Recevoir le dossier →
Transformation Réf. D558DD

Ville prisée à quelques kilomètres de Poissy

Budget, marge cible, horizon et étude détaillée communiqués sur demande.

Recevoir le dossier →

Demander le détail des opérations

Laissez-nous vos coordonnées : nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées pour un premier échange, puis nous transmettons l'étude complète aux profils dont le projet correspond.

Étudier une opération

Vous avez repéré un bien, ou vous cherchez une opération correspondant à vos critères ? Présentez-nous le projet, nous vous dirons franchement s'il tient.

Les opérations de marchand de biens comportent des risques élevés, notamment de dépassement du budget travaux, de refus ou de recours contre les autorisations d'urbanisme, d'allongement du délai de revente et d'évolution défavorable du marché. Les marges présentées sont indicatives et ne constituent pas un engagement. Le régime fiscal applicable dépend de la nature de l'opération et de la structure de détention : il doit être arrêté avec votre notaire et votre conseil fiscal avant toute acquisition. Cette page est informative et ne constitue pas un conseil personnalisé. Osis Conseil — carte professionnelle CPI 9201 2017 000 022 994, ORIAS n° 10 055 320.